La prononciation en anglais représente souvent un défi pour les enfants francophones. Vous avez sans doute déjà remarqué que votre enfant « sait » des mots en anglais, mais peine à les prononcer correctement ou ne semble pas comprendre certains sons. Ce qui est tout à fait normal. La langue anglaise comporte des phonèmes qui n’existent pas en français, et maîtriser ces sons demande du temps et de la pratique. Heureusement, avec un peu d’accompagnement à la maison, même les parents non bilingues peuvent aider leur enfant à progresser sans pression, en intégrant des activités simples, naturelles et ludiques. Ce guide vous invite à découvrir des notions clés de la phonétique anglaise et des exercices adaptés pour développer la prononciation de votre enfant petit à petit.
En bref :
- La prononciation anglaise est souvent difficile à cause de sons absents en français.
- Comprendre la différence entre lettres et sons est essentiel pour aider l’enfant.
- La régularité et l’écoute active à la maison favorisent une meilleure pratique orale.
- Des exercices phonétiques simples, adaptés à l’âge, aident à surmonter les sons difficiles.
- Accompagner votre enfant ne nécessite pas d’être expert, mais d’être patient et bienveillant.
Pourquoi certains sons anglais sont-ils difficiles pour votre enfant ? Comprendre la phonétique
La première étape pour accompagner votre enfant dans son apprentissage est de comprendre pourquoi la prononciation en anglais est parfois compliquée. Les sons anglais, appelés phonèmes, ne correspondent pas toujours aux lettres écrites. Par exemple, en français, la lettre « a » se prononce souvent de la même manière. En anglais, elle peut prendre différents sons, ce qui peut dérouter les petits.
De plus, certains phonèmes de l’anglais n’existent pas du tout en français, comme le son [θ] dans « think » ou le son [ð] dans « this ». Ces sons sont très difficiles à reproduire pour un enfant qui n’a pas l’habitude, c’est pourquoi il est normal qu’il les remplace par des sons plus familiers, comme le « s » ou le « z ».
Il est aussi important de noter que la prononciation anglaise dépend du rythme et de l’intonation, qui diffèrent du français. Par exemple, la langue anglaise utilise ce qu’on appelle le « stress », où certaines syllabes sont prononcées plus fort, ce qui modifie la compréhension.
Aider votre enfant à entendre et reconnaître ces différences au début est essentiel. Plus il sera exposé aux sons dans leur contexte naturel, plus il développera son oreille et sera capable de reproduire ces phonèmes progressivement.
Pour aller plus loin dans cette compréhension, vous pouvez consulter des ressources sur les bases de la phonétique anglaise où sont expliquées les règles fondamentales des sons.

Les phonèmes clés à travailler en priorité pour améliorer la prononciation
Pour faciliter la pratique, il est utile de connaître les principaux phonèmes anglais difficiles que votre enfant va rencontrer souvent. Les guider sur ces sons spécifiques peut considérablement améliorer sa prononciation.
En voici quelques-uns fréquemment problématiques :
- Le son [θ] et [ð] (comme dans « think » et « this ») : lettres difficiles à prononcer car inexistantes en français. Souvent, l’enfant remplace ces sons par un « t » ou un « d ».
- Le son [r] anglais : plus roulé et moins vibrant que le « r » français, souvent source de confusion et remplacé par un son proche.
- Le son [ɪ] (comme dans « ship ») versus [i:] (dans « sheep ») : la différence entre ces deux sons peut être invisible pour un enfant débutant, pourtant elle fait changer le sens du mot.
- Les diphtongues, par exemple [aɪ] dans « like » ou [oʊ] dans « go », qui combinent deux sons en un seul.
Pour chaque phonème, un exercice ciblé aide à mieux le percevoir et le prononcer. À la maison, vous pouvez, par exemple, demander à votre enfant d’écouter des mots simples et de répéter lentement, en insistant sur le son ciblé. Vous pouvez aussi utiliser des jeux sonores ou des comptines pour une pratique ludique.
Une approche progressive, où chaque son est travaillé à son rythme, évite la surcharge et le découragement. Pour approfondir les exercices de prononciation, notamment ceux liés aux phonèmes difficiles, vous pourrez visiter des sites spécialisés qui proposent des exercices phonétiques anglais adaptés aux enfants, comme ce lien pratique.
Comment la pratique régulière sans pression facilite la correction des sons difficiles
La clé du succès dans l’apprentissage de la prononciation est la régularité, mais surtout sans pression. Votre enfant a besoin d’un environnement où il peut écouter, répéter et faire des erreurs sans crainte.
Les séances de pratique orale doivent être courtes et agréables, idéalement entre 5 et 15 minutes, plusieurs fois par semaine. Ainsi, la répétition se fait de façon naturelle et le cerveau assimile progressivement les nouvelles formes sonores.
Par exemple, vous pouvez consacrer un petit moment en fin de journée pour écouter une chanson anglaise ensemble, ou regarder une courte vidéo à la prononciation claire. Puis, encouragez-le à répéter des mots ou des phrases simples, en le félicitant pour ses efforts plutôt que pour la perfection.
À cela s’ajoute l’importance d’une écoute active. Montrer que vous êtes attentif lorsqu’il essaie de produire un son difficile encourage l’enfant. Il est également très bénéfique d’imiter les sons à haute voix, en se plaçant à côté de lui, pour qu’il puisse observer la façon de bouger la bouche et la langue.
Vous n’avez pas besoin d’être expert en anglais pour cela : des conseils pédagogiques simples peuvent vous guider pour créer ces moments d’apprentissage à la maison.
Exercices phonétiques simples et ludiques à faire à la maison
Pour travailler la prononciation, il est important d’avoir des outils facilement accessibles et adaptés à l’âge de votre enfant. Voici quelques exemples d’exercices phonétiques anglais que vous pouvez pratiquer ensemble, tout en vous amusant :
- Jeu d’écho : vous dites un mot ou une phrase simple, l’enfant répète en essayant de reproduire aussi précisément que possible la prononciation.
- Cartes sonores : montrez des images et dites le mot en anglais. Demandez à votre enfant de répéter et de reconnaître le son difficile.
- Chansons et comptines : chanter ensemble aide à mémoriser les sons, le rythme et l’intonation de l’anglais.
- Jeux d’articulation : faire bouger la langue et les lèvres, en imitant les sons [θ] ou [r], comme un mini échauffement.
- Lecture à voix haute : choisissez un court texte ou une histoire simple en anglais et pratiquez-la ensemble, sans forcer la performance.
Ces exercices, si pratiqués régulièrement, aident à automatiser la prononciation correcte des sons difficiles. Vous pouvez aussi consulter des ressources comme des fiches avec des exercices détaillés, qui vous guideront pas à pas dans la pratique.
Tableau comparatif : Sons anglais difficiles et conseils pratiques
| Sons difficiles | Exemple de mots | Conseils à la maison |
|---|---|---|
| [θ] et [ð] | Think, this, mother | Expliquer lentement en montrant la position de la langue, pratiquer avec des mots courts |
| [r] | Red, run, carrot | Proposer des jeux d’articulation, imiter ensemble le son dans la joie |
| [ɪ] versus [i:] | Ship / sheep | Mettre en place des exercices d’écoute et répétition, en jouant sur des mots proches |
| Diphtongues (ex. [aɪ], [oʊ]) | Like, go, no | Travailler en chantant ou en mimant l’enchaînement des sons |
Encourager la confiance de votre enfant pour une progression naturelle en anglais
La prononciation s’améliore quand votre enfant se sent encouragé. Il est normal que votre enfant fasse des erreurs, et cela fait partie de son apprentissage. Il est important de créer un climat serein à la maison pour que l’enfant ose parler, même s’il n’est pas encore parfait en anglais.
Vous pouvez valoriser chaque progrès, même minime, et lui rappeler qu’il parle déjà mieux qu’avant. Les encouragements motivent l’enfant à continuer à pratiquer sans craindre le jugement. Cela permet aussi d’éviter la frustration que certains ressentent lorsqu’ils ne parviennent pas à reproduire exactement certains sons difficiles.
Parfois, raconter une histoire anglaise ensemble ou regarder un dessin animé en version originale sous-titrée peut alléger l’apprentissage. Cette exposition régulière stimule la compréhension et l’oreille sans que ce soit une « leçon ». Rappelez-vous que la compréhension précède toujours la parole.
Pour mieux accompagner le cheminement de votre enfant, vous pouvez lire nos conseils dédiés à l’aide à la prononciation anglaise, avec des astuces bienveillantes à appliquer au quotidien.
Comment intégrer la phonétique anglaise dans les devoirs et activités quotidiennes
Lorsque l’enfant fait ses devoirs ou pratique l’anglais à l’école, les difficultés de prononciation peuvent apparaître. Il est important que vous puissiez le soutenir efficacement, même si vous ne maîtrisez pas la langue. À la maison, vous pouvez accompagner votre enfant en transformant ces moments en occasions ludiques.
Identifier ensemble les mots difficiles, chercher leur prononciation correcte grâce à des outils audios ou des dictionnaires simplifiés, ou simplement écouter des histoires anglaises permettent un contact régulier avec la langue.
Vous pouvez vous inspirer de petites routines quotidiennes, par exemple : répéter trois mots difficiles chaque jour, chanter une comptine, ou jouer à deviner la prononciation correcte de certains mots. Le secret réside dans la simplicité et la régularité.
En cas de doute ou si vous souhaitez aller plus loin, nos guides pour accompagner l’enfant dans les devoirs d’anglais peuvent vous donner des pistes concrètes pour ne pas stresser ni l’enfant ni vous.
Les ressources en ligne pour poursuivre les exercices de phonétique anglaise en famille
Il existe aujourd’hui de nombreuses ressources accessibles en ligne qui proposent des exercices phonétiques anglais adaptés aux enfants, avec corrections et audios inclus. Ces exercices permettent à votre enfant de pratiquer à son rythme et de s’entraîner efficacement, avec un soutien ludique.
Par exemple, vous trouverez des fiches, des jeux, et des vidéos éducatives sur des sites spécialisés, comme ceux qui proposent des exercices phonétiques anglais conçus pour aider à mieux prononcer les sons difficiles.
Ces outils complètent parfaitement l’accompagnement à la maison et encouragent l’expérimentation sonore sans contrainte. Vous pouvez aussi explorer des dossiers de phonétique anglaise consultables gratuitement, qui décomposent les sons pour une meilleure visualisation.
Enfin, n’hésitez pas à diversifier les supports : écouter des comptines, regarder des vidéos, faire des jeux de rôle… Le plaisir reste la meilleure motivation pour un apprentissage durable.
Pourquoi mon enfant mélange-t-il certains sons en anglais ?
Il est normal que votre enfant remplace certains sons anglais difficiles par des sons familiers du français. Cela fait partie de l’apprentissage, car son cerveau trie progressivement les nouveaux phonèmes. Avec la pratique et l’écoute régulière, ces confusions diminueront.
Comment pratiquer la prononciation sans créer de stress ?
Choisissez des moments courts et ludiques pour pratiquer, sans insister sur la perfection. Les encouragements, la patience et une ambiance détendue sont essentiels pour que votre enfant ose essayer et progresse naturellement.
Faut-il corriger toutes les erreurs de prononciation ?
Pas toutes. Il vaut mieux corriger doucement les sons qui peuvent être confondus et qui gênent la compréhension. Laissez passer les erreurs moins problématiques, elles s’amélioreront avec le temps et la pratique.
Comment reconnaître les sons difficiles à travailler ?
Observez quels mots ou phonèmes posent problème à votre enfant. Les sons comme [θ], [ð], ou le [r] anglais sont souvent les plus délicats. Utilisez des exercices ciblés pour concentrer la pratique sur ces sons.
Peut-on progresser en prononciation sans être bilingue ?
Absolument oui. Même si vous ne parlez pas parfaitement anglais, vous pouvez soutenir votre enfant grâce à l’écoute, la répétition et des exercices simples. L’accompagnement à la maison, avec bienveillance et régularité, est souvent plus efficace qu’on ne le croit.
